Histoire

Passy est une commune de 11 319 habitants, située au Pays du Mont-Blanc. Elle est le bureau centralisateur du canton du Mont-Blanc.
Sa superficie est de 8 003 ha. Son territoire, le plus important du département de la Haute-Savoie, s’étend des rives de l'Arve situées à 542 m d’altitude aux sommets de la chaîne des Fiz à 2 804 m d’altitude. Elle bénéficie d'une situation particulière, plein Sud, face à la chaîne du Mont-Blanc.
Passy offre un cadre privilégié pour la pratique de nombreuses activités de moyenne montagne (randonnées, parapente, ski…), été comme hiver.
La commune comprend trois sites touristiques majeurs - la station de ski familiale de Plaine-Joux, la base de loisirs du lac de Passy et le Jardin des cimes – et deux équipements à sensations fortes – la via ferrata de Curallaz et la passerelle himalayenne du Nant Bordon.
Elle dispose de nombreux équipements scolaires et périscolaires, d’accueil de la petite enfance ainsi que des infrastructures sportives.

Jalons historiques

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histoire_2017_plaine_passy.jpg, par cdeker

L’histoire de la commune aurait pu ressembler à celle des autres stations de moyenne montagne, où le tourisme a succédé à une longue tradition agropastorale. Mais des hommes visionnaires et des équipes pionnières, grâce à l’utilisation des chutes d’eau et des atouts climatiques, ont écrit une autre histoire, industrielle à Chedde, sanitaire au Plateau d’Assy, doublée des plus belles pages de l’histoire de l’art et de l’architecture au XXe siècle.

Ce renom international confère à Passy une orientation spécifique, le tourisme à vocation culturelle.

Par Anne Tobé, médiateur culturel

 

De la préhistoire à l'époque romaine

Les témoignages préhistoriques sont rares : deux tranchants de haches trouvés à Bay et aux Storts.

Dans l’Antiquité, Passy est habité par deux peuples celtes, les Ceutrons, d’origine ligure, et les Allobroges qui repousseront les précédents en altitude pour occuper la plaine et ses coteaux. Les Romains*  les soumettront, les Allobroges tout d’abord puis les Ceutrons.

En 74, sous le règne de Vespasien, ils règleront les différents entre ces peuples en délimitant leurs territoires respectifs par une borne explicite au col de la Forclaz.

Au massif des Gures, des murs en dalle de micaschiste et une pierre dite « de sacrifice » signent l’existence d’un ancien camp fortifié celto-romain.

Plus en amont, au Châtelard, la galerie de la Rateriaz, creusée dans le rocher, laisse penser à un aménagement hydraulique probablement lié à une exploitation minière.

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histoire_2017_ex_voto.jpg, par cdeker

De nombreux vestiges d’un bourg et d’un petit temple dédié au dieu Mars ont été trouvés au lieu-dit Les Outards et alentours**. Trois ex-voto dédicacés par des magistrats romains sont visibles, scellés sous le porche de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul du chef-lieu.

Passy, relais sur la voie secondaire menant de Genève au Valais et au col du Grand-Saint-Bernard, est un lieu d’échanges de produits agricoles et en particulier du « vatusicum », fromage ceutron estimé à Rome.

La culture de la vigne date de cette époque. Passy sera plus tard réputé pour sa culture céréalière, ses vergers et notamment ses quetsches séchées dans des paniers appelés "séchieux", comme en témoigne la fête d’automne du même nom. Cette économie agropastorale durera jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le toponyme Passy pourrait ainsi dériver d’un patronyme romain, Passius ou Vatiscum, transformé au cours des temps. Le nom de Vatusium figure encore entre Annecy et Martigny sur la carte « Antiquae et novae », publiée en 1825 par l’anglais Joseph Parker.

 

* Province de la Gaule narbonnaise, capitale Vienne

** Fragments de colonne, chapiteaux, pièces de monnaie, lampe à huile, fragments de tuiles et de poteries, enduits peints, fibules, clous et anneau

*** Pline l’Ancien, HN 11, 97

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