Les premiers contacts entre Passy et Pfullingen ont eu lieu en 1958, suite à un banal échange de propos : en séjour à proximité de Pfullingen, une Française sollicite l’aide d’une jeune Allemande pour exprimer une demande dans la langue de Goethe. La conversation ne s’arrête pas là. Les deux familles se rapprochent et un premier échange est instauré. Béatrice Lemaire, habitante de Chedde, qui souhaitait avoir une correspondante Outre-Rhin, l’a enfin trouvé en la personne de Gisela, 14 ans.
Petit à petit, ces premiers échanges vont s’étoffer, encouragés par la politique de jumelage mise en œuvre par Maurice Herzog, alors secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports : les lycées puis plusieurs associations et les écoles primaires des deux nationalités se rapprochent à l’occasion de fêtes, manifestations ou d’événements organisés en commun. Par exemple, le chœur et l’orchestre du lycée F. Schiller animent la traditionnelle fête des Séchieux. Des camps de vacances sont organisés au lac de Constance puis au lac de Passy. Des matchs de football amicaux opposent les joueurs de chaque nationalité. Quant au jumelage officiel des deux villes, il intervient en 1985…
Une petite ville du Bade Wutemberg
Pfullingen est une petite ville industrielle de 17 000 habitants, située dans le Bade Wutemberg, au pied du Jura Souabe, à 425 mètres d’altitude. Rien à voir donc avec les panoramas de haute-montagne qui entourent Passy ; pourtant, la proximité de la campagne permet de pratiquer les mêmes activités que dans la commune du pays du Mont-Blanc. Autre point commun : un patrimoine architectural et culturel riche. Ainsi, le centre ville de Pfullingen a conservé son caractère rural avec ses grandes portes de grange et ses appentis agricoles. Les trésors de la ville sont regroupés dans des musées chargés d’histoire : demeure bourgeoise à colombages du 15ème siècle ou ancien moulin à eau en état de fonctionnement.

Les festivités du 20e anniversaire du jumelage se sont déroulées les 23, 24 et 25 septembre 2005 à Passy et une délégation française d’une centaine de personnes s’est rendue à Pfullingen l’année suivant pour trois jours de liesse.